Parapharmacetique et medecine

Augmentation du volume des ventes intérieures


Plusieurs facteurs indiquent également une demande croissante sur le marché intérieur indien. Outre les maladies liées à l’âge, les maladies de civilisation sont en forte augmentation. De plus, de plus en plus d’Indiens consacrent une part croissante de leurs revenus à l’amélioration des soins médicaux.

Le segment de vente le plus important sur le marché intérieur est celui des cures pour les maladies aiguës. Cependant, les maladies chroniques sont en augmentation. La demande de remèdes contre le diabète et les ulcères de l’estomac et de l’intestin augmente le plus rapidement.

Cependant, la demande croissante est contrecarrée par le fait que la majorité de la population n’a qu’un accès limité aux soins de santé.

À cela s’ajoutent la faible pénétration de l’assurance maladie et un environnement réglementaire faible. Les réformes sont mal conçues et souvent mal appliquées, se plaignent plusieurs PDG lors de discussions avec Germany Trade & Invest.

À court terme, l’activité des fournisseurs pharmaceutiques allemands risque d’être difficile, car les clients sont très sensibles au prix, en particulier pour les produits de haute qualité soumis à prescription. De plus en plus de médicaments sont soumis à des plafonds de prix fixés par les gouvernements, bien que le niveau des prix soit de toute façon très bas. Une antibiothérapie d’une semaine coûte souvent moins d’un euro, les analgésiques ne coûtant généralement que quelques centimes.

Le segment des médicaments sur ordonnance domine le marché
Les ventes de médicaments sur ordonnance en Inde vont bénéficier de solides moteurs de croissance dans les années à venir. En 2018, les médicaments délivrés sur ordonnance représentaient environ 85,7 % des ventes totales. Malgré les efforts du gouvernement pour réduire les coûts des soins de santé, la croissance rapide de la population et le fardeau croissant des maladies chroniques feront en sorte que les médicaments sur ordonnance resteront le segment de marché dominant.

 


Le marché indien des médicaments en vente libre, dits OTC (over-the-counter), devient de plus en plus attractif pour une grande partie de la population. Les Indiens vivant dans les zones rurales et n’ayant pratiquement pas accès aux soins médicaux n’ont souvent pas d’autre choix que de recourir aux médicaments en vente libre.

Ils peuvent difficilement se permettre de consulter un médecin ou de payer les frais élevés des médicaments sur ordonnance. Dans ce contexte, certaines des plus grandes entreprises pharmaceutiques, telles que Sun Pharmaceuticals, Dr. Reddy’s et Glenmark, investissent dans un portefeuille de produits OTC en Inde.

 

L’Inde est le premier producteur mondial de médicaments génériques


Les médicaments brevetés jouent un rôle mineur sur l’ensemble du marché indien et ont généré l’équivalent d’environ 2,1 milliards de dollars US en 2018. Plus de 80 % des médicaments vendus sont des génériques. Ce pays d’Asie du Sud est le plus grand producteur mondial de produits d’imitation médicale.

En 2018, le chiffre d’affaires de l’industrie des génériques s’élevait à environ 15,8 milliards de dollars US. Les études de marché de BMI prévoient une augmentation à 21,7 milliards de dollars US d’ici 2022. Les perspectives de croissance restent positives : afin d’accroître l’accès aux médicaments pour sa propre population, l’Inde doit réduire davantage ses coûts et s’appuyer sur les génériques. Cela a pour effet de freiner la croissance des ventes de médicaments brevetés.

 

La plupart des médicaments sont vendus dans les pharmacies

Le ministère de la santé et cinq entreprises publiques, appelées entreprises du secteur public central (EPSC), sont responsables de la passation des marchés pour le système de santé publique. Pour les fabricants allemands, le marché d’État ne présente qu’un intérêt limité, car les entreprises d’État sont très sensibles aux prix et, dans environ 98 % des cas, elles achètent des génériques issus de la propre production indienne. De plus amples informations sont disponibles sur le site web du ministère 

La majorité des médicaments, environ 90 %, sont vendus dans des pharmacies. L’infrastructure sanitaire est fortement orientée vers les zones urbaines. Près de 75 % des pharmacies, 60 % des hôpitaux et 80 % des médecins sont situés dans les centres urbains. La vente de médicaments est concentrée dans les centres urbains. Les quatre plus grandes villes, Mumbai, New Delhi, Kolkata et Channai, représentent environ un quart du chiffre d’affaires de l’industrie. Par conséquent, les entreprises allemandes des régions urbaines offrent un potentiel de vente plus élevé.

 

La proportion de médicaments contrefaits augmente

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que 10 % de tous les médicaments commercialisés dans le monde sont des contrefaçons et proviennent pour la plupart de la République populaire de Chine ou de l’Inde. En Inde, on contrefait des médicaments dont on a un besoin urgent mais qui sont très chers, par exemple des antibiotiques, des médicaments pour la chimiothérapie, la malaria, la tuberculose et le sida. La demande est forte et les médicaments peuvent être facilement vendus dans le monde entier via Internet.

Medecine et parapharmacie en Inde


Pratiques commerciales


L’autorisation de mise sur le marché des médicaments est soumise à diverses autorités réglementaires
Le marché pharmaceutique indien est soumis à un contrôle étatique complet. Il existe différentes autorités réglementaires responsables de l’approbation des médicaments. Selon les experts de l’industrie, le processus d’approbation est souvent non transparent, inefficace et long.

La principale autorité de régulation en Inde est la Central Drug Standard Control Organization (CDSCO). Il fonctionne sous la supervision et les conseils du ministère indien de la santé et du contrôleur général des médicaments de l’Inde (DCGI). Outre le DCGI, le CDSCO et le ministère de la santé, le département de biotechnologie, le ministère de la science et de la technologie et le ministère de l’environnement peuvent être impliqués dans le processus d’approbation.

 

En Inde, la production, la qualité et la commercialisation des médicaments sont réglementées conformément à la loi sur les médicaments et les cosmétiques de 1945. Parmi les autres législations, citons la loi sur la pharmacie de 1948, la loi sur les médicaments et les remèdes magiques de la médecine traditionnelle indienne de 1954, et l’ordonnance sur le contrôle des prix des médicaments (DPCO) de 1995, ainsi que diverses autres directives émises par le ministère des produits chimiques et pétrochimiques. La plupart des législations ont subi plusieurs modifications au cours des dernières années. 

 

L’assurance maladie n’est pas très courante


En Inde, les soins de santé publics sont considérés comme insuffisants et il y a un manque de personnel médical et d’hôpitaux. Toute personne qui peut se le permettre reçoit un traitement privé. Cependant, ce traitement n’est pas abordable pour les couches les plus pauvres de la population.

Sur les 147,9 milliards de dollars US estimés pour les soins de santé en 2017, seuls 31,8 % seront dépensés par le gouvernement. Les patients supportent la majorité (68,2 %) des coûts eux-mêmes. Environ 7 % de tous les Indiens tombent dans la pauvreté chaque année en raison du coût de la maladie. Seuls 5 à 10 % environ de la population devraient être assurés.

Le gouvernement du Premier ministre Narendra Modi veut changer cela et a annoncé le plus grand programme de soins de santé financé par l’État au monde. Pour environ 500 millions d’Indiens ayant besoin d’aide, il est prévu de couvrir les frais de santé à hauteur de l’équivalent de 7 600 euros par an pour les visites à l’hôpital. Jusqu’à présent, 27 millions de personnes ont été enregistrées dans le cadre de ce programme, rapporte l’agence gouvernementale National Health Authority, qui est responsable de la mise en œuvre de “Modicare”. Toutefois, les services de santé secondaires tels que les médicaments en vente libre ne sont pas couverts. Les coûts des soins ambulatoires et des médicaments essentiels doivent continuer à être couverts.

Les classes moyennes et supérieures, en revanche, sont soit assurées auprès d’une entreprise ou d’une caisse d’assurance maladie privée, soit paient les médicaments de leur propre poche si nécessaire. Des compagnies d’assurance comme Apollo Munich Easy Health et Religare Health Insurance proposent des assurances pour les familles et le personnel des entreprises. Grâce à eux, l’assuré a accès à certains hôpitaux privés relativement bien équipés en Inde. En règle générale, les compagnies d’assurance ne paient les médicaments qu’en cas de traitement hospitalier, et non en cas de traitement ambulatoire. Officiellement, il n’existe pas de réglementation ni de mécanisme de co-paiement et de remboursement des coûts des médicaments, hormis le plafonnement des prix.


Pour les médicaments dont le prix n’est pas contrôlé, les entreprises peuvent fixer un prix de vente minimum. La NPPA n’intervient que dans les cas où les médicaments génèrent des ventes importantes et/ou lorsque le prix annuel augmente de 10 %. Le contrôle des prix imposé par la NPPA a entraîné un ralentissement des taux de croissance des entreprises.


La protection des brevets est et reste un problème dans l’industrie pharmaceutique indienne


La protection de la propriété intellectuelle est une question particulièrement sensible dans les négociations d’un accord de libre-échange entre l’UE et l’Inde. L’Inde a jusqu’à présent refusé d’étendre la protection des brevets. Les derniers changements ont eu lieu en 2005, lorsque le cadre juridique pour la production de médicaments génériques en Inde a été rendu plus difficile. Toutefois, les autorités ont bénéficié d’une certaine marge de manœuvre. Selon le règlement, trois ans après la délivrance d’un brevet, des licences obligatoires peuvent être accordées selon certains critères afin de pouvoir copier un produit pharmaceutique. En outre, les entreprises ont pu mettre sur le marché des alternatives peu coûteuses aux médicaments innovants, pour autant que le processus de fabrication soit différent.